Ernest BOICEAU
Designer et décorateur.
Né à Lausanne, Ernest Boiceau étudie le dessin, la peinture et l'architecture à l'Ecole des Beaux- Arts de Paris. De 1900 à 1910, il voyage et peint. Au début des années 1910, Boiceau se consacre à la broderie, la passementerie et la tapisserie dans l'atelier qu'il a ouvert rue des Moulins à Paris. Lorsqu'il s'installe avenue de l'Opéra en 1920, Ernest Boiceau est devenu un brodeur renommé : il oeuvre pour le théâtre et la haute couture (Worth, Molyneux). Dès 1924, il réalise des projets de meubles et d'objets d'art et créé ses premiers tapis. Il ouvre, en 1928, une maison de décoration 70, rue Pierre-Charron à Paris. Jusqu'en 1935, il crée pour ses salles d'exposition et les résidences qu'il décore, des objets, des luminaires, des meubles majestueux d'inspiration néoclassique et des tapis les plus somptueux de son époque tissés au point de Cornély. En 1925, Boiceau avait déposé un brevet de tissage dérivé d'une technique mise au point en 1865 par l'inventeur E. Cornély et l'ingénieur V. Bonnaz : ces tapis au point de Cornély « ...se présentent sous la forme d'une soutache très serrée qui épouse tous les dessins du modèle, qui les remplit et donne au tapis, par son mouvement, un aspect de vie qu'aucune autre méthode de tissage ne présente ... » (L'Art Vivant, 1927).
L'architecte David Adler, les célèbres décoratrices Diane Tate, Marian Hall, Frances Elkins et Elsie de Wolfe seront des clients passionnés. Ernest Boiceau a réalisé de nombreuses décorations en France, en Europe et aux Etats-Unis. La Princesse Bibesco, B. Boutet de Monvel, Mrs Fenwick, Harold Macmillan, Cécile Sorel, Louise de Vilmorin, M. de Wendel, Jean-Charles Worth comptèrent parmi ses clients attitrés.

